Le mariage de Celia & Adrien à l'Abbaye royale du Moncel
Le 1er août 2026, Celia et Adrien se sont mariés dans l'Oise : préparatifs à Saint-Remy-en-l'Eau pour elle, à Bresles pour lui, first look sur le parvis de l'église, mairie et cérémonie religieuse à Bresles, puis réception à l'Abbaye royale du Moncel, à Pontpoint. Leur journée a commencé à neuf heures et s'est terminée passé une heure du matin. Entre les deux, un détail de leur planning nous a marqués : après le first look, ils avaient réservé un moment pour se recueillir, tous les deux, en précisant qu'il n'était pas nécessaire de les suivre. Nous ne les avons pas suivis. Certaines choses n'ont pas besoin d'être photographiées pour compter.
Les préparatifs de Celia, à Saint-Remy-en-l'Eau
Nous avons commencé à neuf heures chez Celia, à Saint-Remy-en-l'Eau. La robe attendait, suspendue seule au milieu d'une pièce claire, sa très longue traîne déjà étalée sur le parquet : une dentelle à manches longues et col montant, qui se termine par un feston brodé sur plusieurs dizaines de centimètres. À côté, sur le carrelage traversé par l'ombre des stores, la mise à plat des accessoires — les escarpins, le flacon de parfum, les bijoux, un éventail de dentelle et une photographie en noir et blanc posée là exprès. Puis le maquillage, et ce geste que je cherche à chaque mariage sans jamais pouvoir le programmer : la main qui vient se poser sur le pendentif, au creux du col de dentelle, une seconde avant que quelqu'un n'entre. Et l'entrée, justement : Celia s'est présentée voile déployé devant les siennes, réunies dans la cuisine, qui ont applaudi. Le matin avait pourtant mal commencé, la robe refusant de se fermer — plusieurs personnes s'y sont essayées sans y arriver, et c'est Mounir qui en est venu à bout. Celia dit qu'il a sauvé son mariage. Nous nous contentons de dire qu'on est aussi là pour ça.
Ceux d'Adrien, à Bresles, et une chaîne de montre
Une demi-heure de route sépare Saint-Remy-en-l'Eau de Bresles, et c'est là qu'Adrien s'habillait de son côté. Costume à carreaux bleu clair, gilet assorti, nœud papillon caramel — et un détail qu'on ne voit plus souvent : une chaîne de montre à gousset, qu'un proche est venu accrocher au gilet pendant qu'il restait immobile. Ce sont des images qui valent toujours mieux que le portrait posé qu'on fait juste après, parce que quelqu'un d'autre y a les mains dans le cadre. Il y a eu les accolades aussi, celles des hommes de la famille, qui durent une seconde de plus qu'à l'ordinaire et qu'on photographie de loin.
Le first look sur le parvis, et le moment qu'on n'a pas photographié
Le first look était prévu à onze heures trente sur le parvis de l'église de Bresles, et c'est un choix que je recommande sans réserve : on obtient vingt minutes vraies à deux, dans une lumière de milieu de matinée bien plus facile que celle de midi, et le reste de la journée s'en trouve désencombré. Adrien avait écrit une lettre et il l'a lue à voix haute, Celia de dos, son voile pris dans le vent des pavés. Il y a eu la main qu'elle pose sur la joue d'un proche en uniforme, venu au-devant d'elle. Et il y a eu les baisers sur la place, avec le clocher de l'église derrière. Puis, à midi, ils sont partis se recueillir tous les deux — c'était écrit noir sur blanc dans leur planning, avec la mention qu'il n'était pas nécessaire de les suivre. Nous sommes restés sur le parvis.
La mairie, l'église, et une haie d'honneur en uniforme
Mairie à quatorze heures, place de l'Église à Bresles, avec cette porte cintrée de brique où la traîne de Celia a pris toutes les marches. Puis la cérémonie religieuse à quatorze heures trente, celle qu'ils avaient signalée comme le moment le plus important de leur journée, et à laquelle nous avons donc donné le temps qu'il fallait plutôt que de la traiter comme une étape entre deux. Alexia et Gauthier étaient de la noce, comme les frères de chacun. À la sortie, sous le portail de pierre sculptée, une haie s'était formée de part et d'autre des marches, plusieurs de ses membres en uniforme, bras tendus au-dessus du passage pendant qu'Adrien embrassait Celia. C'est l'image que j'ai choisie de traiter en noir et blanc : la couleur y ajoutait du bruit, elle n'y ajoutait rien d'autre.
Une Traction noire, puis les voûtes du Moncel
Direction Pontpoint en fin d'après-midi. Une Citroën Traction Avant noire attendait sous une allée d'arbres, et nous avons fait les photos de couple autour d'elle, sur les pavés, la traîne déployée tout entière derrière Celia. L'Abbaye royale du Moncel a été fondée au XIVe siècle, et c'est un cadre qui impose son rythme : au 1er août, à dix-sept heures, il fait encore trop chaud et trop dur dehors pour photographier un couple correctement, alors qu'à l'intérieur les salles voûtées offrent une lumière rasante et basse toute la journée. Nous y avons travaillé sur le sol en damier noir et blanc, entre les piliers, avec la pierre qui renvoie une lumière chaude. Ce sont mes photos préférées de la journée, et elles n'auraient pas existé dans un lieu sans épaisseur de murs.
La salle dressée, et un bar à tatouages
La salle du Moncel se photographie mieux vide, juste avant l'arrivée des invités : les longues tables blanches alignées sous les fenêtres cintrées, la pierre nue, rien d'autre. C'est le moment où l'on voit ce qu'un couple a réellement préparé, et Celia et Adrien avaient prévu une animation que je n'avais encore jamais vue à un mariage : un bar à tatouages éphémères. Une pancarte de bois gravée donne le mode d'emploi en quatre étapes, et un grand plat de verre à liseré doré déborde de planches à décalquer — des chats, des chiens, des motifs. Ça a occupé les enfants toute la soirée et ça a fini sur les avant-bras de la moitié des adultes. À côté, entre deux fleurs blanches sur tige, une petite maison de bois blanc et or attendait les mots des invités. Le bouquet, lui, n'a pas été lancé : Celia avait décidé de le remettre en main propre à quelqu'un, et elle avait gardé le nom pour elle jusqu'au bout.
La soirée, la pièce montée et les fontaines
Entrée en salle à dix-neuf heures quinze sous les poutres éclairées, ouverture de bal à vingt heures trente. Ils ont dansé seuls au milieu de la grande salle voûtée, dans une fumée basse traversée de bleu, puis la piste s'est remplie et n'a plus désempli. Le dessert est arrivé passé minuit : une pièce montée de choux caramélisés, haute comme un buste, que les mariés ont encadrée en levant chacun une fontaine à étincelles — avec devant elle une pyramide de coupes et des bouteilles dont ils avaient fait personnaliser les étiquettes à leur effigie. Et derrière, un buffet entier de desserts, tartes aux fruits rouges comprises. Fin de prestation à une heure, comme convenu.
Nous avons eu la chance d’être accompagné par Mounir le jour de notre mariage et quelle chance ! À l’écoute, attentif aux détails et particulièrement gentil, il a été d’un professionnalisme comme on en rêve pour son mariage ! Il a contribué à nous faire passer le plus beau jour de notre vie ! Si nous devions recommencer ça serais sans aucuns doutes avec lui ! Encore milles mercis !Celia & Adrien
Pour celles et ceux qui s'y projettent
- Dites à votre photographe ce que vous ne voulez PAS voir photographié. Celia et Adrien l'avaient écrit dans leur planning, et cela n'a rien enlevé au reportage, au contraire.
- Faites un first look. Vingt minutes à deux avant que la journée ne vous emporte, une lumière plus facile qu'à midi, et des photos de couple qui ne mordent plus sur votre vin d'honneur.
- Un mariage du 1er août se joue à l'ombre : dans un monument comme le Moncel, les cours et les voûtes permettent de photographier sans lumière dure, même à dix-sept heures.
- Une seule animation bien choisie vaut mieux que trois. Le bar à tatouages a tenu toute la soirée, et il a produit plus de photos spontanées que n'importe quel jeu animé au micro.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un first look, et pourquoi le faire ?
C'est la première fois que les mariés se voient, organisée à l'écart avant la cérémonie plutôt que dans l'allée. Celia et Adrien l'ont fait à onze heures trente sur le parvis de l'église de Bresles, et Adrien y a lu une lettre. Vous y gagnez trois choses : vingt minutes vraies à deux, une lumière de milieu de matinée bien plus facile que celle de midi, et une journée désencombrée — les photos de couple ne viennent plus mordre sur le vin d'honneur. Ceux qui hésitent craignent de perdre l'émotion de l'allée : en pratique, elle se déplace, elle ne disparaît pas.
Peut-on demander au photographe de NE PAS photographier un moment ?
Oui, et c'est même une bonne pratique. Celia et Adrien l'avaient écrit dans leur planning : après le first look, ils partaient se recueillir tous les deux, avec la mention qu'il n'était pas nécessaire de les suivre. Nous sommes restés sur le parvis. Dites-le en amont plutôt que le jour même : votre photographe adapte son déroulé au lieu de se retrouver à hésiter à trois mètres de vous.
Se marier en plein mois d'août : comment gérer la lumière et la chaleur ?
En choisissant un lieu qui a de l'épaisseur de murs. À dix-sept heures un 1er août, l'extérieur donne une lumière dure et des invités qui cherchent l'ombre. Les salles voûtées de l'Abbaye royale du Moncel offrent au contraire une lumière basse et rasante toute la journée, et une température supportable. Les plus belles photos de couple de ce mariage ont été faites à l'intérieur, pas dans le parc.
Faut-il prévoir une animation pour les invités pendant la soirée ?
Une seule, bien choisie, suffit. Celia et Adrien avaient installé un bar à tatouages éphémères avec son mode d'emploi gravé sur bois : ça a occupé les enfants toute la soirée et fini sur les avant-bras de la moitié des adultes. Du point de vue du photographe, une animation de ce type vaut de l'or, parce qu'elle crée des scènes que personne n'a mises en scène.
Peut-on se marier à l'Abbaye royale du Moncel ?
Oui, l'abbaye de Pontpoint se loue pour les réceptions. C'est un monument fondé au XIVe siècle : salles voûtées, sol en damier, cours intérieures, grande salle de réception aux fenêtres cintrées. Nous y avons couvert le mariage de Celia et Adrien le 1er août 2026 et la page dédiée au lieu détaille ce qu'il faut savoir avant de réserver.
L'équipe du jour
- Lieu de réception · Abbaye royale du Moncel, 5 rue du Moncel, 60700 Pontpoint
- Cérémonies · Mairie et église de Bresles (Oise)
- Photographe · Jaysphotography (Jean-Baptiste Argyre)
Découvrir la galerie complète de Celia & Adrien (881 photos)
Accéder à la galerieVous étiez au mariage de Celia & Adrien ?
Et si c'était bientôt votre tour ?
Donnez-nous votre date : on vous dit sous 12 heures si elle est libre, et Jean-Baptiste vous rappelle pour en parler. Aucun engagement.
C'est envoyé. On vous répond sous 12 heures, par mail ou par téléphone.
Vous vous mariez à l'Abbaye royale du Moncel ?
Voici nos pages dédiées à ce lieu et à votre secteur :