Le mariage d'Amélie & Guillaume aux Voûtes du Plessier
Le 15 août 2026, Amélie et Guillaume se sont mariés aux Voûtes du Plessier, dans la Somme, devant 250 invités. Ils nous arrivent par le chemin dont nous sommes le plus fiers, celui de la recommandation : ce sont des amis de Joséphine et Armand, nos mariés du Château de Flixecourt, et ils appartiennent à une bande d'amis qui nous confie ses mariages depuis des années. On ne l'a pas oublié une seconde de la journée. Nous les avions déjà photographiés en mai, pour une séance pré-wedding dans le jardin de la famille, avec leur petit garçon. Trois mois plus tard il était encore de la partie, du perron de la mairie jusqu'aux bras de son grand-père en pleine soirée. La journée a commencé à dix heures et demie du matin et s'est terminée après une heure, avec la chaleur de la mi-août du début à la fin.
Les préparatifs, chacun de son côté
La matinée a commencé par les objets, posés sur une table en bois que le soleil traversait : les deux alliances dans leur écrin, le nœud papillon ivoire, les boutons de manchette. Guillaume s'est habillé avec ses témoins, un costume bleu marine à gilet qu'ils ont ajusté à trois en riant, dans un salon aux murs jaunes. À l'étage, la robe d'Amélie attendait devant la fenêtre, suspendue à son cintre : un bustier de dentelle florale, un dos entièrement ouvert et une longue traîne de tulle. Elle s'est préparée avec ses demoiselles d'honneur, en rose et en vert bouteille, et je l'ai photographiée de profil devant le voilage avant que le bruit ne commence. C'est presque toujours l'image la plus calme de la journée.
Les deux découvertes
Avant de partir, ils avaient prévu deux découvertes. Celle du père d'Amélie d'abord, en costume terracotta, qui a attendu sur le perron de la maison de brique pendant que sa fille apparaissait derrière lui dans l'embrasure. Il regardait en l'air, comme on regarde quand on veut se donner une contenance. Puis celle de Guillaume, sous la pergola de vigne vierge, le bouquet de sa femme entre les mains, à ne pas se retourner. Ces deux moments-là se décident au planning, des semaines avant : non prévus, ils n'existent pas. Nous avons enchaîné avec quelques images d'eux trois, leur fils dans les bras, avant de rejoindre la mairie.
La mairie, et les larmes de Guillaume
La salle des mariages était pleine, les invités debout au fond. Amélie est entrée son bouquet à la main, et c'est Guillaume qui a lâché le premier : au moment des consentements, il a pleuré sans se cacher, puis il a essuyé ses yeux d'un revers de manche pendant qu'elle le regardait. Ce sont les images que je préfère de toute la journée, parce qu'elles ne se rejouent pas et qu'on ne peut pas les demander. Les signatures ont suivi, le maire en écharpe tricolore les a embrassés, et ils sont ressortis à trois sur la passerelle de brique rouge, leur fils dans les bras.
L'église, la bénédiction et le rituel du sable
Guillaume est entré au bras de sa mère, en robe rouge, son fils toujours contre lui, sous le porche grand ouvert. La nef est claire, avec sa charpente de bois en éventail et ses vitraux ronds. Deux moments s'y sont détachés. La bénédiction d'abord : le prêtre a demandé aux proches de tendre la main vers les mariés, et toute la première rangée s'est avancée d'un coup, les bras levés au-dessus de leurs têtes. Le rituel du sable ensuite, deux couleurs versées ensemble dans le même vase, penchés au-dessus de la table comme deux enfants concentrés. Les alliances, elles, avaient été portées jusqu'à l'autel par une demoiselle d'honneur, dans un petit écrin qu'elle tenait à deux mains.
La sortie, le teckel, et le vin d'honneur
Sur le parvis de l'église de brique, ils sont sortis à trois plus un : leur fils dans les bras d'Amélie, et leur teckel au bout d'une laisse orange, planté droit devant eux comme s'il posait aussi. Les invités faisaient la haie de chaque côté. Au domaine, un panneau de bois annonçait « Bienvenue à notre mariage, Amélie & Guillaume, 15.08.2026 », et le vin d'honneur s'est tenu dehors, avec un jambon à la découpe et beaucoup d'éventails : c'était un 15 août, il faisait lourd, et les invités s'étaient organisés en conséquence. Le lancer de bouquet a mis une trentaine de femmes en cercle sur le gravier, et c'est une demoiselle d'honneur en vert bouteille qui l'a rattrapé, les deux bras en l'air.
Les 250, puis vingt minutes rien qu'à eux
Avec 250 invités, la photo de groupe est un exercice de mise en scène : nous les avons rangés sur toute la façade du bâtiment, cinq rangs de large, et tout le monde y est. Une fois la photo faite, nous avons pris vingt minutes rien que pour eux. La lumière descendait derrière les arbres, elle en robe, lui en gilet et manches remontées : les fronts posés l'un contre l'autre à contre-jour, le dos nu de la robe dans le soleil rasant, et une silhouette pure au moment où le ciel a viré. C'est l'image qui ouvre ce récit. Leur fils est venu se glisser entre eux deux pour les dernières.
Le dîner sous les voûtes, et la nuit
Les Voûtes du Plessier portent bien leur nom : la salle est une longue voûte de brique, tendue de guirlandes lumineuses d'un bout à l'autre, avec de hautes compositions de roses rouges et blanches sur chaque table. Un saxophoniste jouait en direct entre les services, et la salle s'est levée plusieurs fois. Les demoiselles d'honneur ont lu leur discours à quatre, feuilles à la main, en s'essuyant les yeux les unes après les autres. Amélie a dansé avec son père, celui du perron du matin. Puis la première danse, dans une nappe de fumée lourde qui couvrait tout le sol : ils y sont devenus deux silhouettes, ce qui donne les images les plus fortes de la soirée. Le dessert est arrivé après minuit, une pièce montée de choux à leurs deux prénoms encadrée de fontaines d'étincelles, et ils l'ont ouverte au sabre. Il était une heure moins le quart quand nous avons rangé les boîtiers.
Un immense merci d’avoir immortalisé notre mariage avec autant de talent et de bienveillance. 📸😍 Merci pour votre gentillesse, votre bonne humeur et pour avoir si bien capturé tous ces beaux moments. Nous avons hâte de découvrir les photos, vidéos et de revivre cette magnifique journée grâce à vous ! 🥰Amélie & Guillaume
Pour celles et ceux qui s'y projettent
- Se marier un 15 août veut dire prévoir la chaleur pour les invités autant que pour soi : les éventails ont servi de la cérémonie jusqu'au dîner.
- Une séance pré-wedding quelques mois avant change le jour J : Amélie et Guillaume savaient déjà comment nous travaillons, et ça se voit sur les portraits.
- Les deux découvertes, celle du père et celle du marié, se décident au planning des semaines avant. Non prévues, elles n'existent pas.
- Avec 250 invités, faire la photo de groupe avant les photos de couple : une fois le grand cliché fait, on récupère vingt minutes entières rien que pour les mariés.
L'équipe du jour
- Lieu de réception · Les Voûtes du Plessier
- Traiteur · Duo traiteur
- DJ · Audio 80
- Fleuriste · Rallye floral
- Robe de mariée · Juste un baiser
- Costume · La galerie
- Photographe & vidéaste · Jaysphotography
Et le film de leur journée
Amélie & Guillaume avaient aussi choisi le film. Les photos que vous venez de voir racontent la journée ; le film, lui, garde les voix, les rires et le mouvement.
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